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David Begun – Nasimoto [2017]


David Begun – Nasimoto [2017]…depuis une dizaine d’années des projets atypiques et souvent couronnés de succès, basés sur la technique du mashup (mélange entre des arrangements et des lyrics d’artistes venant souvent d’horizons différents), ont vu le jour…après les combinaisons entre les Beatles et Jay-z (The Grey Album par Danger Mouse) puis avec les Beasties Boys (The Beastles par DJ BC) ou bien entre le crooner Frank Sinatra et Notorious BIG, pour des résultats sinon réussis, du moins surprenants, le producteur américain David Begun réalise un fantasme de b-boys en unissant deux des figures les plus révérées du rap game : Nas et Madlib…pour beaucoup qui ne s’intéressent plus à Nas depuis son second album à cause de prods souvent faiblardes, ce mix entre les beats étranges de Madlib pour son alter-ego Quasimoto et le phrasé précis de Nas, agencés si parfaitement ici que l’on croirait à un album original réalisé par les artistes eux-mêmes, est un régal pour les oreilles…enfin des beats qui rendent justice au talent du MC!

(pour faire durer le plaisir, allez jeter aussi une oreille au mix inattendu entre le volubile Eminem et les prods délicates de Pete Rock, ici)

G-Funk Rap Mix 1


Mix G-Funk 1 : grandes envolées de synthés suraigus, basses rondes et chœurs langoureux, lyrics évoquant aussi bien les rigueurs de la vie du ghetto que les substances illicites et le sexe débridé…cette sélection de 10 titres à l’ambiance poisseuse contient tout ce qui fait la saveur du G-Funk californien des 90’s et accompagnera idéalement vos soirées estivales les plus torrides ou transformera la moindre excursion en virée dans les rues étouffantes de Los Angeles, comme si vous y étiez!

Mix spécial IAM

Mix spécial IAM : Ce mix regroupe des morceaux sortis pendant la période la plus prolifique et probablement la plus réussie (1991-2001) du collectif marseillais. Il réunit aussi bien des titres classiques du groupe (l’incontournable « Demain c’est loin », placé en fin de mix pour ne pas décourager ceux qui n’en peuvent plus de l’entendre) que des productions moins connues (« Où sont les roses? », absent des volumes uniques de l’album « Ombre est lumière » par exemple) ainsi que certaines productions issues des albums solos des deux principaux lyricistes du groupe.

 

Junior Rap Videos


Junior Rap Videos…grâce au succès commercial du genre à la fin des 80’s, la production rap explose outre-Atlantique dans la première moitié de la décennie. Afin d’avoir une exposition plus importante au milieu de cette jungle rapologique, ou le meilleur côtoie parfois le médiocre, les labels et maisons de disques tentent par tous les moyens de se distinguer en proposant des sorties qui toucheront un public le plus vaste possible. Ainsi, et en partie pour rendre le rap moins sulfureux et accessible à toute une jeunesse contrainte par la censure (le fameux sticker « Parental Advisory » interdisant la vente aux mineurs des disques qui le portaient), une vague d’adolescents rappeurs déferle sur le monde du hip hop, avec plus ou moins de talent et de réussite.
Pour mieux appréhender ce phénomène, il nous faut distinguer plusieurs caractéristiques de ces groupes et ne pas confondre véritable démarche artistique et simple coup marketing orchestré par des producteurs aux dents longues…
Dans la playlist proposée ici, il ne faut donc pas confondre des groupes comme Da Youngsta’s, bien implantés dans la culture hip hop (Lawrence « LG » Goodman, producteur reconnu de la scène de Philadelphie est le père de deux membres du trio), auteurs de leurs propres lyrics et de certains beats (aidés en cela par la crème des producteurs, The Beatnuts, Marley Marl ou Pete Rock en tête, sur leur excellent deuxième album « The Aftermath ») et le duo Kris Kross qui mise plutôt sur des productions « pop » et un marketing très étudié (les fringues XXL portées à l’envers dans leurs clips feront des ravages dans les cours d’école de l’époque) et qui remportera un succès planétaire grâce au talent aussi bien musical que commercial de Jermaine Dupri.
De même, impossible de mettre dans le même sac, un groupe comme Quo, duo multi-racial au look très étudié qui, malgré la présence d’Erick Sermon, Redman, DJ Battlecat ou Teddy Riley à la prod, n’ont proposé qu’un seul album où la volonté de truster les premières places des charts avec des morceaux passe-partout était évidente, et Illegal, duo de jeunes MC’s dont les flows tranchants mettaient à l’amende pas mal de leurs aînés (cf. le featuring de Lil’ Malik avec Warren G sur le premier album de celui-ci où le californien se fait sans conteste voler la vedette) sur des productions hardcores distillées notamment par le DITC.
D’autres peuvent également être classés dans cette catégorie des MC’s en herbe à l’assurance microphonique déconcertante. Certains crews phares de la scène hip hop des 90’s ne s’y sont d’ailleurs pas trompé puisqu’ils ont intégré certains de ces rookies à leur écurie. Ainsi Shyheim, Chi Ali ou encore The Whooliganz (duo dans lequel le génial beatmaker Alchemist s’essaye alors pour la première fois à la scansion rappée) seront parrainés par des beatmakers de talent et seront associés à leur posse, respectivement le Wu-Tang Clan, les Native Tongues et les Soul Assassins, conjuguant alors coup marketing  et réussite musicale.
Répondant au célèbre adage « la valeur n’attend pas le nombre des années », l’émergence de tous ces groupes montre la vitalité de cette scène rap des 90’s qui n’hésite pas à lancer dans le grand bain (avec une volonté commerciale plus ou moins assumée) des MC’s au potentiel énorme malgré leur inexpérience. Pourtant, on constate que ces « parachutages » n’ont pas eu de réelle pérennité puisque la plupart de ces artistes n’ont que rarement réussi une carrière florissante, broyés par une industrie de l’entertainment qui les considérait souvent comme des produits. Seuls les Da Youngsta’s proposeront plusieurs albums de qualité alors que le gâchis des carrières de Illegal ou Chi Ali (qui disparaîtront de la circulation assez rapidement malgré une maîtrise rapologique assez folle pour leur jeune âge) et la descente aux enfers d’un Shyheim qui perdit la fraîcheur de son premier album aussi vite qu’il vieillissait, désolent encore les b-boys les plus assidus…et pendant ce temps-là, en France, le public avait la joie de subir les jérémiades d’un Jordy…le décalage qualitatif entre musique pop US et « variété » européenne ne semble pas avoir tellement bougé depuis…

Jazzy Hip Hop Mix 1

Jazzy Hip Hop mix : Comme son nom l’indique ce mix de 10 titres, principalement composés dans les années 90, fait la part belle aux arrangements jazzy…ainsi, les artistes choisis, tous issus de la côte est des USA, adoptent un ton langoureux à base de claviers délicats, contrebasses profondes et cuivres entêtants qui raviront les amateurs exigeants de mélodies finement ouvragées…

Old Timers Rap Videos


OLD TIMERS RAP VIDEOS
Parce qu’il est parfois difficile de trouver les videos officielles de nos groupes favoris (surtout quand ils officient depuis longtemps) dans la jungle des internets, voici une compilation de TOUS les clips (comme on disait jadis), ou presque, réalisés par certains des groupes les plus reconnus de la communauté hip hop…
Et pour démarrer cette nouvelle série de posts, honneur aux aînés dans une sélection où le Def Jam old school, et la côte Est en général, tiennent une part non négligeable…

The Goats – Tricks of the Shade [1993]

TRACKLIST : ( produit par Joe « The Butcher » Nicolo & Oatie Kato)

1 – We got freaks (intro)
2 – Typical American
3 – Hangerhead is born (skit)
4 – Watcha got is watcha gettin’
5 – Columbus boat ride (skit)
6 – R U down wit da goats
7 – Cumin’ in your ear
8 – Noriega’s coke stand (skit)
9 – Got kinda hi
10 – Unodostresquattro
11 – Georgie Bush kids (skit)
12 – Wrong pot 2 piss in
13 – Hip-hopola
14 – Leonard Peltier in a cage (skit)
15 – Do the digs dug?
16 – Carnival cops (skit)
17 – TV cops
18 – Tatooed lady (skit)
19 – Tricks of the shade
20 – Not not bad
21 – Rovie Wade, the sword swallower (skit)
22 – Aaah d yaaa
23 – Drive-by bumper cars (skit)
24 – Burn the flag
25 – Uncle Scam’s shooting gallery (skit)

Il fut un temps où le rap intelligent n’était pas ennuyeux à force de didactisme lénifiant. Les groupes politisés du début des 90’s ne se prenaient pas encore pour des prophètes et leur ambition n’était pas de devenir les nouveaux Isaac Hayes, comme dans ce rap qui fleurira à l’orée du 21e siècle. Ils savaient user de légèreté et d’humour afin de mieux faire passer leur message et ne pas lasser un auditoire à la capacité d’attention parfois limitée. The Goats fait partie de cette catégorie aujourd’hui presque disparue mais n’a pas eu la reconnaissance que son premier album aurait méritée. Car, tandis que de nos jours être un rappeur «conscient» se limite souvent à n’être pas aussi matérialiste que le rap mainstream, les Goats ont réalisé avec ce «Tricks of the Shade» un des disques les plus aboutis du hip hop US. Continuer la lecture de The Goats – Tricks of the Shade [1993] 

Mix Wu-Tang Clan 1


Mix spécial Wu-Tang : Afin de rendre hommage à l’un des groupes les plus marquants de l’histoire du rap, voici un mix de 11 titres tirés des nombreux classiques sortis par RZA et sa bande au milieu des années 90…tous les ingrédients chers aux rues de Shaolin y sont réunis : samples soul torturés, instrumentations bancales et flows de barbares dans un ensemble taillé pour faire hocher les têtes…

Soul Assassins

SOUL ASSASSINS :

Ce crew californien à forte dominante latine (Cuba et Porto-Rico notamment) s’est construit autour du producteur DJ Muggs au tout début des années 90. Pendant un peu moins d’une décennie les albums sortis sous la bannière Soul Assassins seront gages d’exigeance musicale, si bien qu’ils influenceront durablement la production rap de la fin du siècle et qu’ils entrent presque tous dans la catégorie des classiques du genre. Continuer la lecture de Soul Assassins